Aproximação a Comment ça va, de Jean-Luc Godard e Anne-Marie Miéville

RITA NOVAS MIRANDA

 

Apresenta-se aqui um esquisso. Trata-se de um exercício de montagem que pretende engendrar fluxos de palavras e de imagens numa tentativa de aproximação ao filme Comment ça va, realizado entre 1975 e 1976 por Jean-Luc Godard e Anne-Marie Miéville. Fazem-se, então, confluir algumas ideias, fotogramas, citações, a partir de um vocabulário próprio ao filme: ver, dizer, mostrar, ir e vir, percorrer, imagem, texto, visão, tacto, audição, velocidade e lentidão, revolução, rotação, amor, trabalho.

ODETTE – Ce qu’on voit pas c’est ce qui dirige.
DIRECTEUR DU JOURNAL – C’est quoi ?
ODETTE – C’est le regard.
DIRECTEUR DU JOURNAL – C’est normal.
ODETTE – Ouais, mais il y a quelque chose de pas normal dans tout ça…
DIRECTEUR DU JOURNAL – C’est quoi ?…
ODETTE – Je sais pas… il faut imaginer quelque chose.
incipit

A 26 de Abril de 1978, 4 anos após o 25 de Abril, estreia em França Comment ça va, filme de Jean-Luc Godard e Anne-Marie Miéville, fazendo ecoar ainda a Revolução portuguesa. Pequeno filme em vídeo que põe em cena a realização de um documentário sobre as relações de trabalho numa tipografia aquando da edição de um jornal comunista.

No centro, discute-se a publicação de uma fotografia do 25 de Abril acompanhada de um texto. A fotografia, que percorre todo o filme, apresenta-se de forma ambígua: um civil face a um alinhamento de soldados. Trata-se de uma fotografia de Setembro de 1975, num contexto de greve, publicada no jornal Libération.

A ambiguidade da fotografia é trabalhada na discussão entre Odette (Anne-Marie Miéville), que nunca vemos claramente, e o director do jornal (Michel Marot), filmado sempre de frente.

ODETTE – Je ne sais pas, il faut imaginer quelque chose. Tu sais, quand tu me dictais à toute vitesse le texte sur le Portugal…
DIRECTEUR DU JOURNAL – Et alors ?
ODETTE – On peut partir de là, on peut le refaire.
DIRECTEUR DU JOURNAL – Quoi, le refaire ?
ODETTE – Oui, le rejouer, les deux, là, pour voir ce qui s’est passé.
10’

Essa ambiguidade é também trabalhada na apropriação cinematográfica que é feita da fotografia, criando movimentos de câmara na mesa de montagem que intensificam e iluminam o sentido etimológico de “revolução”, enquanto movimento de “rotação”, isto é, acto ou efeito de “girar”, “virar”, “revolver”, “voltar ao contrário”.

ODETTE – … tu vois, à mon avis, au départ, il n’y a pas d’abord le Portugal et après la machine à écrire, il y a d’abord une machine à écrire et après un Portugal qui entre dans cette machine.
DIRECTEUR DU JOURNAL – Ah! Mais tu dis qu’il entre, mais il en sort aussi ?
ODETTE – Oui, d’accord, mais comment il sort ? Comment il s’en sort le Portugal ? Comment il va de l’entrée à la sortie ? On peut, au moins, se demander ça, comment ça va de l’entrée à la sortie de la machine, puisque notre pouvoir de journalisme, il est là, merde ! Il n’est pas ailleurs, il n’est ni en France ni au Portugal mais entre les deux.
17’

As descrições da fotografia sucedem-se no filme: os movimentos de câmara sobre a imagem estendem-se (articulam-se, contrapõem-se, contradizem-se) com a aproximação da linguagem, da tentativa (sempre falhada e, simultaneamente, sempre justa) de descrição.

VOIX (HOMME) – … moi, ce qui me frappe c’est le… c’est le… comment dire… la gravité, pratiquement… même l’angoisse qu’il y a sur le visage du gars en civil… c’est-à-dire qu’on a l’impression qu’ils sont d’accord, en même temps, c’est comme un affrontement. (…) Et c’est pas du tout… c’est très différent des images qu’on a l’habitude de voir sur le Portugal, qu’on a vues jusqu’ici où on voit la foule et puis l’armée… (…) qui se rencontrent… (…) qui se lancent des œillets sur la tête… qui sont heureuses de se rencontrer… moi, il me semble qu’on a l’impression de deux personnes qui sont en train de se… (…) comment dire ? En fait, de lever le poing contre une troisième qui n’est pas là. Ou ça pourrait même être l’un contre l’autre, on sait pas très bien.
VOIX (FEMME) – … bon bah, moi, si je vois cette photo, je vois un homme qui est en civil avec un air assez violent… qui amène un autre à lever le poing aussi en face de lui, comme s’il lui indiquait un geste à faire. (…) Et puis il semble y avoir un alignement de soldats, mais on ne voit pas… il y a quelques poings levés… Ça n’a pas l’air d’être très collectif… Et puis ça se passe dans la rue, (…) il y a du monde qui regarde ça, (…) on sait pas trop quel est le rapport établi.
(…)
VOIX (HOMME) – J’ sais pas… il y a comme une réalité double… de solidarité, puis de violence… (…) comme s’il voulait lui impulser… toute sa… (…) toute sa violence, toute sa foi, toute sa… (…), un peu comme si le soldat était un mannequin et que le gars lui faisait passer la vie quoi… (…) puis il y a un gosse pieds nus…
20’

A fotografia é confrontada (visualmente e descritivamente) com uma outra, de uma greve em Saint-Brieuc, França, de 1972. Entre dois países, entre duas greves, entre duas fotografias, entre imagem e discurso: que vemos? E o que não vemos?

DIRECTEUR DU JOURNAL – Penser… j’ai commencé à voir pourquoi elle tenait à rapprocher ces deux photos. Simplement pour penser. Simplement rapprocher deux images, simples. Simples parce qu’elles montrent des gens simples. Mais qui, parce qu’ils osent se révolter, mettent en route quelque chose de complexe. Et, ici, on voyait bien que l’espoir cherchait bien ses mots, que le désespoir, ailleurs, les avait déjà trouvés. Oui, se mettre à penser qu’avec nos crayons on avait sans doute effacé autant et plus qu’on avait écrit. Pire, on effaçait, même à mesure qu’on croyait écrire…
Et celle-ci, tu t’en souviens aussi ? Ces beaux yeux bleus brillaient d’indignation. C’est vrai, c’est ce qu’on avait dit à l’époque du juin. Mais si on regarde bien, sous toute cette tension, elle avait l’air de rire, effectivement, cette bouche. Mais si on regarde bien, si on fait partir le rêve dans “grève”… Quand le courage a été battu, il faudrait encore avoir le courage de dire que ce n’était pas du courage, mais de la faiblesse.
33’

“Revolução” compreende em si, deste modo, os movimentos transformadores, em sentido histórico e político bem como em sentido estético, de uma dada ordem. Comment ça va alia, então, em tensão, a revolução histórica – numa perspectiva tanto diacrónica quanto sincrónica – à revolução cinematográfica, pondo em jogo alguns pares dicotómicos: o amor e o trabalho, o homem e a mulher, o visual e o táctil, a imagem e a palavra ou o ver e o dizer/ler, o poder e a insubordinação, entre outros.

DIRECTEUR DU JOURNAL – (…) C’est vrai… la vitesse… la vitesse avec laquelle mon désir avait représenté celui d’un autre. Tout ça finissait par faire du bruit. On dit le mur du son, mais il y a le mur des images aussi, qui se transforme en mur du silence. Bruit du silence. Silence avant l’orage. Orage pendant la nuit.
Nuit fachiste. Déformation, information.
C’est vrai que je ne savais pas répondre à cette question, alors dis que tout ce que tu sais, c’est qu’à l’époque des ténèbres, on chantera le chant des ténèbres. Et les paroles ? (…) Il n’y a jamais de deux choses l’une. Il n’y a jamais un problème et deux solutions, mais toujours deux problèmes et une solution. Il ne doit jamais y avoir à travail égal, salaire égal, mais, au contraire, il doit toujours y avoir à travail inégal, salaire égal. Il n’y a pas un problème de couple, il y a deux problèmes, un problème homme et un problème femme. Et une solution… une solution, une solution. Il y a un problème photo et un problème texte. Et la solution : un journal, une information. Il n’y a pas le choix entre le jour et la nuit. Vivre ou mourir, tu n’as pas le choix. Le seul choix c’est qu’il n’y a pas le choix.
VOIX 1 (HOMME) – On dirait qu’il pleure, dis…
VOIX 2 (HOMME) – Il pleure déjà.
VOIX (FEMME) – Il pleure…
VOIX 2 (HOMME) – Oui, oui, il pleure. Mais l’autre, il est au bord des larmes, hein…
38’

Como afirmou Deleuze, o “comment ça va” do título, sem interrogação, não espera portanto uma resposta, mas pretende sublinhar o “como” (e já não o “o quê”), ou seja, o modo, no que diz respeito a cada pólo do par e para os dois em simultâneo, a um só tempo, desfazendo e mantendo a dicotomia.

ODETTE – Ça va pas… Ça va pas du tout.
DIRECTEUR DU JOURNAL – Comment ça va pas… ?
ODETTE – … oui, comment ça va pas ? Comment ça va pas ce bruit… Comment ça va pas ces mains qui impriment.
DIRECTEUR DU JOURNAL – Je comprends pas.
ODETTE – Ben, on dit au Portugal ça va, mais en France ça va pas. Ou alors, au Portugal ça ne vas pas, mais en France ça va. On dit ça va chez toi. Mais comment ça va chez moi ou au Portugal, ça on ne dit jamais.
DIRECTEUR DU JOURNAL – Je comprends pas.
8’

O modo evidencia o gesto da crítica, e Comment ça va pratica a forma através da qual a crítica não permite a compatibilização e exige a insubordinação.

Ouvimos Odette dizer ao director do jornal que ele “tem medo de ver” e que “temos medo de ver quando temos medo de perder o nosso lugar”.

ODETTE – (…) Comment ça s’imprime dans la mémoire ? Et comment ça va ? Ça va, diriger ta vie, toujours dans le même sens. En fait, t’as peur de voir. Cette photo du Portugal, elle te fait peur. Ce type, il a l’air un peu fou. Bah, si c’était un chanteur à l’Olympia, tu accepterais tout à fait cette bouche et ces gestes. Je sais pas, c’est peut-être un peu débile, mais assez beau quand même. T’oserais, toi, après avoir dit à un ouvrier de faire la grève, euh, danser avec lui parce qu’il t’a obéi ? Mais pourquoi tu dis pas à quoi cette photo peut te faire penser, toi, et pas un autre. Parce que moi, lecteur, qui la reçois grâce à toi, journaliste, j’ai besoin que, s’il y a un texte, eh ben il m’aide à voir où je suis. Toi, tu as peur de voir où tu es. Et je pense qu’on a peur de voir quand on a peur de perdre sa place. Et peut-être que désirer le fachisme, c’est avoir peur de perdre sa place. Alors, on ne dit rien, on ferme les yeux.
43’

A exigência de “perdre sa place” aparece não só como a melhor definição para a fotografia – a ambiguidade entre solidariedade e violência, poder e insubordinação –, mas também como gesto maior: abandonar o poder e fazer emergir a potência crítica.

Comment ça va propõe-nos, assim, pensar este gesto crítico, não militante e que no limite impede a ideia de militância, na relação entre a revolução histórica e política e a revolução cinematográfica (não esqueçamos, para além de todas as ambiguidades, o eco do mote do Groupe Dziga Vertov “fazer politicamente filmes políticos” e a defesa da dimensão política da arte em detrimento de uma arte política).

Trata-se, então, de uma revolução da visão e do discurso – das palavras contra as imagens e das imagens contra as palavras: em tensão, sem reconciliação –, ou seja, da tensão na articulação de uma banda-imagem com uma banda-som, a partir do gesto da crítica a que a fotografia do 25 de Abril dá lugar.

 

Rita Novas Miranda estuda e escreve sobre poesia e cinema.

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